Comment je suis devenue céramiste (et pourquoi je n’ai jamais arrêté)
Je ne sais pas exactement quand l’argile est entrée dans ma vie. Mais je sais que j’avais déjà les mains dans la terre quand j’étais toute petite.
Chez mes grands-parents, il y avait un potager. Une terre dense, sombre, vivante. J’adorais jouer dedans, la pétrir, la modeler, essayer d’en faire quelque chose. Sans vraiment savoir que ce geste-là allait rester avec moi, longtemps.
Très tôt, quelque chose s’est installé.
À l’âge de 6 ans, j’ai commencé à faire des stages de céramique. Et depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté.
D’ailleurs, j’ai toujours l’une de mes toutes premières créations. Un petit objet façonné avec beaucoup d’attention… et sûrement une bonne dose de maladresse aussi. Je la garde précieusement. Parce qu’elle raconte le début de tout (le petit bonhomme sur la photo – c’est une tirelire).
Un métier en tailleur, un autre en salopette
Quand j’étais enfant, je disais souvent une chose qui faisait sourire :
Je voulais avoir deux métiers :
Un métier en tailleur et un autre en salopette.
Sans le savoir, je mettais déjà des mots sur ce qui me traverse encore aujourd’hui.
J’ai toujours eu besoin de ces deux dimensions :
comprendre, structurer, réfléchir…
et en même temps toucher, expérimenter, créer.
Longtemps, je ne savais pas quelle forme cela prendrait.
Mais une chose était claire :
je voulais un atelier. Je ne savais simplement pas encore de quoi.
Quand la matière s’impose
Et puis l’argile est restée.
Année après année, elle est revenue, naturellement.
Comme une évidence.
Parce que cette matière rassemble tout ce qui m’anime :
la chimie des terres et des émaux, le geste, la recherche de formes, la réflexion technique, et cette part plus invisible… l’émotion.
La céramique est un équilibre subtil entre maîtrise et lâcher-prise.
On calcule, on ajuste, on comprend… et en même temps, on accepte que la matière garde toujours une part de liberté. C’est précisément ce dialogue qui me passionne.
Créer des objets qui accompagnent la vie
Aujourd’hui, dans mon atelier, je crée des objets en céramique qui ont vocation à entrer dans les maisons.
Des pièces qui trouvent leur place dans un quotidien : un bol, une lampe, un vase…
Des objets simples en apparence, mais qui portent le temps qu’il a fallu pour les créer, et la trace de la main qui les a façonnés.
Parce que la céramique nous rappelle quelque chose d’essentiel : tout ne peut pas être accéléré.
Continuer à explorer
Aujourd’hui, à travers By Ose la Terre, j’ai envie de proposer des objets qui prolongent cette relation à la matière. Des pièces ancrées, sensibles, durables. Des objets qui ne sont pas seulement là pour être regardés,
mais pour être vécus.
Et finalement, c’est peut-être ça qui n’a jamais changé depuis l’enfance : ce lien très simple à la terre, et l’envie de créer avec elle.
Baladez-vous sur le site pour découvrir mes dernières créations 💚












